L’ÉCRITURE INCLUSIVE

Principe

Les défenseurs de l’écriture inclusive considèrent que la règle de grammaire du « masculin qui a valeur de neutre » est délétère. Cela conditionnerait les femmes à se considérer comme inférieures aux hommes, ce qui les freinerait dans l’expression de leurs potentialités.
Il existe effectivement dans cette règle de grammaire une origine machiste délétère datant du Moyen Age, que les féministes sont allées déterrer.

Cependant, il est difficile de mesurer l’impact réel de cela sur l’esprit des femmes.
Cette forme d’écriture présente également des inconvénients majeurs.

Autres considérations possibles

Il est tout aussi possible de considérer qu’à force de dire « celles et ceux », « les auteurs et autrices » etc, cela introduit une ségrégation délétère entre les hommes et les femmes.

L’alourdissement de la langue

L’écriture inclusive alourdit nettement la langue. Par exemple: « celles et ceux », « les citoyennes et les citoyens », « les ami.e.s ». A cela s’ajoutent les néologismes de type « ielles » (en remplacement de « ils » incluant des hommes et des femmes).

Certaines personnes incluent également le .x qui est relatif aux personnes qui se considèrent non genrées, ce qui est cohérent avec l’idée d’inclusion. Ainsi, certaines personnes écrivent  » les ami.e.x.s », ce qui alourdit encore davantage la langue.

Une solution pour éviter à la fois la règle du masculin qui a valeur de neutre et les termes en « .i.e.s » est d’indiquer: « Les personnes qui… ». Cependant, cela est également lourd.

Quelques points positifs

La féminisation des mots tels que « maire » ou « député » peut être considérée comme un progrès.

Les nouveaux mots « professeure » ou « ingénieure » sont inutiles.
« Une professeur » ou « une ingénieur » auraient été plus simples.

Une forte connotation politique à gauche

L’écriture inclusive a été adoptée par nombre d’associations portant des causes environnementales.

Cependant, cette écriture, très lourde et très connotée politiquement à gauche, exaspère nombre de personnes (de gauche, du centre et de droite, hommes et femmes).

Or, la langue est le premier signe de reconnaissance entre individus.
Il est ainsi difficile de convaincre certaines personnes de rejoindre une lutte pour une cause, en employant un langage qui les exaspère.

D’un autre côté, cette écriture inclusive est réclamée par certains membres actifs de ces organisations.
Aussi, certaines organisations l’emploient de manière limitée de manière à contenter un maximum de membres actifs et d’adhérents.

Par ailleurs, diverses organisations pratiquent également cette écriture inclusive, par exemple le groupe Facebook.

Le principal problème dans l’utilisation actuelle de la langue est la perte de vocabulaire

Le débat sur l’écriture inclusive occulte un fait bien plus important: la perte de vocabulaire chez l’immense majorité de la population.
Cette dernière entraîne une réduction de la capacité de pensée, et notamment de l’esprit critique par rapport à la société. Cf abrutissement sociétal.